Avant la mécanisation le besoin de main d'œuvre est importante tant pour les travaux des champs que pour la maison. Les grandes fermes étaient les seules à pouvoir employer et payer un personnel domestique permanent et assez nombreux pour avoir un rôle précis.
Dans les fermes plus petites c’était la famille qui s’organisait. Les moyens n’étaient pas les mêmes partout. L'enfant est associé aux travaux agricoles. Petit à petit, ils participent aux travaux de champs, la mise en gerbe, ils gardent les bêtes, ils rentrent les récoltes, font le sarclage, ils ramassent le fumier...). Les filles libèrent leur mère des tâches ménagères |
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Beaucoup « mettent la main à la charrue ». Certains n’avaient pour tout attelage qu’une paire de bœufs, voire une seule vache. Dans le monde rural des 17 ème et 18 ème siècles, beaucoup ne possèdent quelques lopins de terre insuffisante pour nourri leurs familles. Ils doivent donc travailler pour les autres (manouvrier, journalier), ou avoir une activité d'artisan à domicile (Tisserant)... |
Dans les exploitations plus grandes (minimum de 50 hectares) On engageait des gens de services. Les ouvriers, les servantes venaient de loin: Est mosellan, Luxembourg, Allemagne. Ce personnel étaient instable, la concurrence des salaires offert par les mines ou les usines ne facilitaient pas les choses.
Il existait une hiérarchie du personnel et des tâches exercées. Le nombre des domestiques variait suivant l’importance du cheptel et l’étendue du patrimoine. On trouvait souvent une servante, plusieurs vachers ou bouvier, son berger, son valet de ferme, sa vachère et sa bonne de ferme sachant traire.


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Les commis et les servantes étaient logés à la ferme. Il y avait la chambre des commis aménagée dans les écuries, le marcaire (vacher) lui logeait dans l'étable avec les vaches, la bonne au grenier. Suivant la taille de l'exploitation ils venaient à la table du patron ou pouvaient bénéficier d'une pièce rien que pour eux.
Les domestiques et les ouvriers avaient en plus de leur salaire un e paire ou deux de souliers et de temps à autre une allocation pour l'achat d'une pièce de vêtement.
Les agriculteurs, des membres de leur famille et les ouvriers agricoles travaillaient tous très fort pour cultiver la terre et s’occuper des animaux. Ils employaient des outils manuels et des machines rudimentaires tirées par des chevaux ou des bœufs. Ces instruments à main illustrent bien l’effort physique qu’exigeaient les travaux agricoles tels que planter les cultures, sarcler, récolter le foin, ou encore battre et vanner le grain.
Les manouvriers
Pratiquement situé au bas de l’échelle sociale (juste un peu au dessus des vagabonds et des errants), les manouvriers constituent un élément important du monde rural. Les manouvriers, manœuvres, brassiers ou journaliers sont des paysans qui travaillent de leurs mains, avec des outils rudimentaires en bois, bêche, fourche, faucille, rarement une faux. Ils ne possèdent pas de bêtes de labour, de trait, de somme, ou même de bât et n’ont jamais de cheval. Leur spécificité, ils vont louer, à la journée, leurs bras, leur force de travail, auprès d’un exploitant agricole plus riche qu’eux. De mai à octobre au moment des fenaisons, moissons ou vendanges, ils deviennent salariés agricoles occasionnels où domestiques de fermes. Ils font un travail pénible, de l’aube au crépuscule, pour un maigre salaire 5 à 10 sous par jour
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