la lavandière : elle lave le linge à la main des autres sur commande.Elle va au lavoir ou au bord de la rivière.
Matière première : L'eau, le savon, les cendres, des cristaux de savon, des savonnettes.
Matériels, outils : Brouette, une brosse, pinces à linge, un baquet, le carrosse, une chaise à laver, un coussin ou du foin et un battoir.
Tâches : Laver, plier le linge, le battre, le rincer, l'essorer, l'étendre, le repasser et porter le linge.
Pendant des mois, on récupérait les cendres de bois dans l’âtre. Le moment venu, on les faisait bouillir dans des chaudrons : la potasse et les phosphates se dissolvaient. L’eau, filtrée, servait à la lessive.
Le linge était mis à bouillir, puis les femmes le lavaient au savon, à la brosse et au battoir, dans le lavoir . La lessive pouvait durer deux jours. le jour de la lessive était un événement important pour les femmes : on ne lavait le linge qu'une ou deux fois par an obligeant les femmes à remplir leurs armoires d'impressionnantes piles de linge, de draps, de torchons ou de chemises.
Au printemps ou à l'automne, les femmes travaillaient en s’entraidant. Certaines faisaient appel à une lavandière ou lessivière. Après avoir coulé la lessive dans la buanderie, venait alors le rinçage au lavoir. Les paniers de linge mouillé étaient descendus de la brouette ou de la charrette. On déchargeait aussi le seau et le baquet dans lequel on faisait dissoudre la "tototte" de bleu. Les lavoirs étaient aménagés le long de certaines rivières où les femmes rinçaient les lessives Les femmes lavaient la pierre puis trempaient le linge dans l'eau claire, le ressortaient, le tordaient, le battaient à l'aide du battoir, puis recommençaient jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de traces blanchâtres dans l'eau... le linge séchait au grand air, parfois étendu sur l'herbe, s'imprégnant du parfum de l'air environnant.
|
|
Il y avait parfois une trentaine de femmes au lavoir, on y savait toutes les nouvelles: c'était le journal local.
Les lavoirs sont des éléments incontournables du patrimoine. A l'intérieur des villages pouvaient être de véritables bâtiments de forme rectangulaire, ouverts sur une face, et alimentés par des conduites d'eau. Ils contenaient au moins deux bassins, l'un pour le lavage, l'autre pour le rinçage. Les lavoirs les plus basiques étaient de simples aménagements en bois ou en pierre, à ciel ouvert sur la rive d'une rivière. Le lavage s'effectuait à genoux sur le sol.
Les lavoirs ont des formes multiples et diverses, suivant parfois les modes.
au début des années 1800 les constructions se multiplient. Deux implantations sont choisies : le lavoir sur la place et le lavoir hors du village. Le lavoir sur la place donne naissance à un beau bâtiment l’autre lavoir bénéficie d’un site souvent exceptionnel.
Louis XIV place la santé publique au centre de ses priorités. L’édification des lavoirs s’impose. Avec les fontaines, ils participeront à l’amélioration de la salubrité et de l’hygiène individuelle de nos campagnes.A partir de 1860, les communes firent construire des lavoirs couverts.L'utilisation des lavoirs a été progressivement abandonnée au XXe siècle.
|